02.12.2008

Les buralistes et gérants de bars tabac se demandent bien ce qu’ils ont pu faire au gouvernement pour passer une année aussi sombre?

L’ année 2008 aura été particulièrement dure pour les buralistes et les bars tabac.

En effet l’interdiction de fumer dans les lieux publics a vu baisser la fréquentation de ces établissements.
Les clients non fumeurs qui devaient revenir dans ces lieux d’échanges ne sont pas au rendez-vous.
En ces temps de crise," le petit noir" au comptoir passe après le reste.
Déjà nombreux sont ceux qui ont du jeter l’éponge.
Mais voilà que en ces instants difficiles et où la trésorerie est juste que le fournisseur de « tabac » change les règles.

La SEITA n’existe plus.Elle est là pour collecter les taxes mais « a revendu » son activité de distribution à British Tobaco.

Résultats des courses, la société a décidé de ne plus livrer les buralistes tous les deux semaines mais seulement toute les 3 semaines.

Ceci pour réduire ses effectifs d’au moins 27%.

Le problème c’est que nos chers buralistes eux payent comptant.
Il va donc falloir grossir les stocks et puiser dans une trésorerie déjà en mauvais état.

L’objectif est donc de réduire le nombre de buralistes de 27 000 à 22 000 sur toute la France.
Mais a moyen terme l'objectif est-il de supprimer le réseau de détail et pourquoi pas comme en Belgique vendre les cigarettes en grande distribution?

A l’heure où on entend crier qu’il faut aider les PME et TPE on se demande pourquoi le gouvernement en veut autant à cette profession ?
Enfin le dernier danger en grossissant le stock c'est le vol et pourquoi pas le braquage des buralistes.
En ayant plus de stock à 5 euros en moyenne le paquet et avec un niveau de protection faible.
Les buralistes risquent de devenir une cible très intéressante pour les vols car en plus le recèle est simple pour revendre la marchandise.

En augmentant le stock, les primes d'assurances vont elles aussi grimpées.

Voulons-nous que nos commerçants de proximité ferme un à un au profit des centres commerciaux de périphérie ?

Si on laisse mourir les buralistes et les bars tabac où y aura t-il encore des lieux d'échanges et de convivialité?

Certainement pas au supermarché en prenant "sa cartouche" et en la jetant dans son panier l'air pressé.

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