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28.04.2008
Les prix du blé maîs et colza baissent sur le marché mais pas dans votre assiette
Loin de vouloir faire un cours d' économie sur ce sujet voilà une information qui je pense vous apportera un éclairage sur le sujet d' actualité brûlant.
Le marché du blé poursuit actuellement sa détente favorisée par une nette progression des surfaces emblavées dans l'ensemble de l'hémisphère Nord d'une part mais également par des conditions climatiques qui reste actuellement favorables aux développement des cultures au niveau mondial. Ainsi les cours reculaient de nouveau cette semaine dans une fourchette allant de -13 à -15 €/T. L'attention se porte dorénavant essentiellement sur les perspectives en nouvelle récolte qui restent particulièrement optimistes comme le soulignaient le rapport du CIC cette semaine. La production mondiale pourrait en effet progresser de +6,9 % cette année ce qui permettrait par la même occasion une reconstruction des stocks sur les niveaux de la campagne 2006/2007. Néanmoins à deux mois des récoltes européennes, les craintes d'incidents climatiques apportent encore et toujours des éléments de soutien au marché et permettent de limiter le repli des cours.
Toutefois le prix du Maîs est passé de Janvier 2008 au 28 Avril 2008 de 220€ à 187€ la tonne.Celui du blé tendre de 281€ à 195€ la tonne,le Colza de 514€ à 431€ .Seul le blé dur ne baisse pas.
Les industriels, distributeurs se sont empressés à augmenter les prix à la consommation avec l'argument de la hausse des matières premières.
Seront-ils aussi rapide pour répercuter la baisse?
Au niveau de l ' Europe ou de la France il faudra veiller à mettre un système de surveillance un peu comme le pétrole afin le consommateur ne subisse pas uniquement les hausses mais aussi les baisses.
Pour le lait c'est plus compliqué.
"L'impact de la hausse du lait pour les agriculteurs est très, très limité", affirme aussi Marcel Denieul, président de la section laitière à la Frsea-Ouest, qui rappelle que la filière était en crise il y a seulement deux ans. Selon lui, malgré la hausse des cours, "des éleveurs se disent qu'il vaut mieux arrêter le lait et faire des céréales, plus rémunératrices, comme le blé ou le colza". Les exploitants ne sont pas en mesure d'augmenter immédiatement leur production laitière pour profiter des tarifs plus favorables, explique-t-il. "Le cheptel a baissé de 2% par an depuis 2000. Or, il faut un délai d'environ deux ans pour obtenir de nouvelles vaches laitières. Aujourd'hui, les prix montent, mais dans deux ans ?" Il pointe aussi du doigt "les contraintes environnementales". Pour M. Denieul, les seuils de pollution aux nitrates fixés par Bruxelles équivalent à la mise en place de "nouveaux quotas" pour les élevages.
A Laval, au siège de Lactalis, deuxième groupe agroalimentaire français spécialisé dans les fromages et produits laitiers frais, on souligne l'incertitude sur l'évolution des prix à moyen terme. "On est sur une tendance de hausse jusqu'à mi-2008. Après, il faut être prudent", explique Luc Morelon, directeur de la communication du groupe. "Il y a une augmentation de la demande de produits laitiers dans le monde. C'est une bonne chose pour les producteurs. On est capable de leur garantir des débouchés réguliers et significatifs", avance-t-il. "Mais les marchés sont aussi de moins en moins stables, avec des hausses fortes et des baisses significatives. C'est une conséquence des réformes de la Politique agricole commune (Pac)".
"La grande idée de la Commission européenne est de supprimer les quotas pour rendre les agriculteurs capables de répondre aux signaux du marché", explique Marcel Denieul. "Quand les cours baissent, on peut emmener les vaches à l'abattoir, mais à la hausse, on ne peut pas s'adapter !" Pour M. Souteyrat, "une régulation privée des marchés devra remplacer la PAC qu'on est en train de démanteler. Il faudra de nouveaux outils de gestion des risques, des assurances revenus pour les agriculteurs qui restent à construire".
Voilà un des grands chantiers pour l' Europe et l'union Européenne et les futurs candidats aux élections européennes.
Il serait donc urgent au lieu de vouloir démultiplier les grandes surfaces que notre gouvernement s'occupe de réguler les prix en fonction de ceux du marché.
Car avoir des grandes surfaces fait peut être baisser les prix.Mais si elles vendent toutes les mêmes choses et que les fabricants ou distributeurs ne répercutent pas les baisses, ces mesures risquent d' avoir un faible impact sur la hausse des prix.
19:55 Publié dans au niveau national | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note